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Kazu rajab 2018 SERIGNE FALLOU MBACKE AU COEUR DE L'HISTOIRE CONTEMPORAINE Gallas est toujours là LA SOUMISSION (DJEBELOU)

Avr 13 Écrit par 
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Religion  Au Djoloff, Khadimou Rassol Rassou avait réuni un jour, Serigne Massamba Mbacké, son frère, Serigne Fallou Mbacké, son fils et Serigne Mor Awa Bousso et leur dit : "Je ne suis ni le père, ni le frère, ni l'oncle d'aucun d'entre vous; je suis une créature vouée au service de Dieu. Et ceux d'entre vous qui auront choisi de suivre le chemin tracé par Dieu, ceux-là seuls, seront mes fils, mes frères, mes neveux, mes talibés".
Ils firent à Serigne Touba le serment de n'être toujours que ses fidèles talibés, au service du Tout Puissant. Et c'est de là que Serigne Falilou Mbacké a dédié à son père la célébre ode dont voici quelques extraits : "A Ya ayou ha Cheikhoun Anafissoun Al Mouss tadia". Notre espoir est en vous, vous qui nous a ouvert les portes de la Félicité, je vous cède mon rang de fils pour obtenir la gloire d'être votre talibé, et quand vous m'aurez donné cette gloire, je vous demanderai de l'accepter en retour comme mon offrande de talibé ..."
 
En 1907, Serigne Touba fut ramené de Mauritanie pour être fixé toujours en résidence surveillée à Thièyène dans le Djolof. En 1912, il est transféré à Diourbel. C'est là où Serigne Falilou qui possède à présent le grand savoir des érudits et une maîtrise parfaite du Coran avait réalisé au fil des ans 28 copies du Livre Saint qu'il remit à Serigne Touba. Ces manuscrits attestaient de sa plume alerte et un tracé caractériel admirable. Ce fils émérite de Serigne Touba qui avait assisté à l'âge de neuf (09) ans au départ d'exil de son père à Mbacké Bâry le 10 Aoùt 1895 ne s'arrétera pas là en talibé fidèle et dévoué. Il demandera par la suite à son prodigieux père de lui assigner une tâche à la mesure de sa foi et de son engagement à ses cotés. Celui qui lui valut en 1925, aprés l'achèvement de la grande mosquée de Diourbel à laquelle il contribua largement, alors que se mobilisaient les mourides pour la construction de la grande mosquée de Touba, d'être une fois de plus le porteur de solutions décisives.
En effet, dans cette étendue sablonneuse du Baol, le problème d'une carrière disponible risquait de remettre en cause la grandeur du projet que d'aucun qualifiait d'irréalisable.Serigne Falilou Mbacké fit faire des recherches et découvrit non loin de Touba le fameux site de Ndock. Il y fit extraire quelques échantillons et les envoya à son père à Diourbel. Ce dernier soulagé le fit appeler et lui dit :
"Fallou, tu m'avais écrit pour me demander une tâche à la mesure de ta foi, ta mission sera désormais l'édification de la grande mosquée de Touba à côté de ton frère Mouhamedou Moustapha Mbacké, qu'elle soit le but de votre vie.Sa construction est la seule oeuvre terrestre à laquelle je m'intéresse. Faites de la réalisation de cet édifice votre préoccupation majeure, car c'est là un ordre de Dieu. Et si par malheur, vous vous laissiez détourner de cette tâche, Allah enverrait alors sur terre des créatures qui la construiraient !! " S'adressant encore plus précisément à Serigne Falilou, son prodigieux père poursuivit : "Sur toi Fallou qui a toujours désiré oeuvrer pour moi, voilà une tâche qui comblera tes souhaits"."Ces paroles de Serigne Touba prononcées d'une voie grave et impersonnelle en ce jour de 1925 résonnent encore dans mes oreilles" dira plus tard Serigne Fallou Mbacké.
LE PÈLERINAGE A LA MECQUE
Au nom du Cheikh et de la communauté
En 1926, Serigne Touba avait confié à Serigne Mbacké Bousso qu'ils iraient ensemble avec d'autres personnes à la Mecque. Mais, une fois sur les lieux saints, qu' ils se perdraient de vue pour ne se retrouver qu'à un endroit précis (Makhama Ibrahima). C'est là, avait-il avancé à son cousin et confident, qu'ils le retrouveraient occupé à lire un recueil de poèmes qui étaient destinés au prophète Muhammed(SPl) à une page précise dont Serigne Touba lui donnait quelques extraits " Yaa sal diamila Yaa sal fadila antal wasila lisil khadahi "
 
L'année suivante Serigne Touba quitta ce bas monde ( 19 juillet 1927). Serigne Mbacké Bousso à qui Serigne Touba avait annoncé ce projet de pélerinage est ébahi.Non pas parceque l'homme avait quitté ce bas monde, mais parceque tout ce qu'il avait annoncé dans la vie se vérifiait tôt ou tard par sa matérialisation. Cette fois risquait-elle d'en constituer l'exception qui confirmait la règle? Pouvait-il donc rester convaincu que la parole de Serigne était déjà rentrée dans la réalité de l'histoire dès qu'elle est affirmée ?
 
Il ne fallut pas attendre longtemps, car dés le début de 1928, Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké qui lui succéda appela son oncle Serigne Mbacké Bousso et lui annonça l'imminence d'un voyage aux lieux saints de la Mecque. Neuf (9) personnes étaient retenues pour effectuer ce dernier voeu de leur père auquel s'opposaient farouchement les colonialistes depuis toujours, notemment aprés son retour des contrées mauritaniennes où les berbères les plus rétifs s'étaient soumis à son autorité.
 
La délégation était composée de Serigne Falilou Mbacké qui représentait la famille de Serigne Touba, Serigne Cheikh Anta Mbacké trésorier et homme de contact du monde et lui Serigne Mbacké Bousso dont l'érudition et le degré de sagesse étaient de précieux attouts durant l'itinéraire. Les autres accompagnateurs furent un fils de Mame Cheikh Anta Mbacké, Serigne Tacko Mbacké, Serigne Moulaye Bousso fils de Serigne Mbacké Bousso et les fidèles grands talibés que furent Ibrahima Dia, Modou Ndiaye Diop, Mayoro Fall etc.
Âgé de 42 ans en 1928, Serigne Fallou Mbacké devait conduire la délégation au nom de son frère resté à Touba pour assurer les arrières gardes au moment le plus critique de l'aprés Serigne Touba. Profitant des découvertes qu'allaient leur procurer ce long voyage, El Hadji Fallou Mbacké put visiter le Maroc, l'Égypte, l'Arabie Séoudite et la ville de Marseille entres autres escales de ce périple historique..
A travers un carnet de route conservé par ses fils, El Hadji Falilou Mbacké en retrace les différentes étapes. Au port de Dakar,avant l'embarquement, Serigne Fallou Mbacké écrivit un poème dans lequel il signifiait leur intention:” Allez en ziarra à la Mecque puis rendre visite au prophète Mohamed (PSL) ensuite offrir toutes récompenses à ces dévotions, à son défunt père Cheikh Ahmadou Bamba.”
EN ROUTE POUR LES LIEUX SAINTS 
Le 07 mars 1928 au mois de Ramadan (exactement le 14 è jour de ce mois béni) Serigne Falilou Mbacké quittait le pays à bord du bateau "Amartadi" selon ses écrits. Il était environ 10 h 30 mn. Le 10 Mars 1928, Serigne falilou et son groupe arrivèrent à Las Palmas 'Espagne) . De cette ville, il notait qu'elle est marquée par une abondance en bananes. 
Le 13 mars, ils sont à Casablanca (Maroc) où ils visitent la mosquée de Moulaye Hassan construite en 1315. Mosquée dans laquelle, ils accomplissaient la prière surérogatoire de la matinée montante (yoor-yoor).
 
14 mars : Arrivée à Tanger que Serigne Falilou trouve belle et pleine d'hôtels luxueux. Ce même jour, le groupe arrive à Gibraltar dont le carnet de route dit : "lieu magnifique et beau (Espagne)
17 mars : les pèlerins arrivent à Marseille, en France et y visitent une fabrique de sucre. En route désormais pour l'Égypte, ils ont changé de bateau, le "Simplique". C'était le 20 mars. C'est à bord de ce navire qu'ils rompent le jeûne du ramadan le 24 Mars 1928, un samedi plus précisément.
 
“Nous avons assisté à la prière de korité entre Marseille et Alexandrie derrière l'imam Cheikh Mbacké Bousso. Escale à Alexandrie où se trouve le tombeau du prophète Daniel que nous avons visité ainsi que celui du prophète Loukhman, du poète Mohamed Boussri (auteur du bourde) enfin celle du soufi Abdoul Abbas Nasri (paix à leurs âmes).
Mardi 03 Avril : le groupe arrive au Caire par le train après s'être arrêté à Damman Houre toujours en Égypte , écrit Serigne Falilou, attestant qu”elle est une grande ville où se trouve le mausolée de Cheikh Ahmed El Badakhi; Fondateur d'une voie bien connue de l'Islam.
 
Mercredi 04 Avril : nous avons visité le Caire, la célèbre université Al Azhar; ma vie durant selon le marabout, “je n'ai jamais vu oeuvre aussi grandiose. Nous avons visité le même jour le tombeau du grand compagnon du prophète (PSL) Oumar Al As”.
Vendredi 06 Avril : Visite au Caire du tombeau de Sidy Khadil de Sokhna Rokhaya, la soeur de Seydina Ousseynou.
 
Lundi 16 Avril : Arrivée à Médine. Nous avons visité la ville ainsi que le tombeau du prophète Mohamed (PSL).Les pèlerins se sont inclinés sur les tombes de Seydina Ousmane, de Ibrahima, Abbas, oncle du prohète, de Fatimata, Safia et Halimatou Sadiyaa respectivement fille, tante et nourrice de Seydina Mohamed (PSL) Ainsi que celles de plusieurs autres dont l'imam Malick Ibn Anas (le mercredi 18 avril).
 
El Hadji falilou Mbacké révèle dans son carnet de route que le premier enterré au cimetière de Médine (Baqiy), fut le nommé Ousmane Ibn Mass oune. A Médine, les pèlerins prièrent 4 vendredis de suite, à l'intérieur même de la mosquée du prophète Mohamed (PSL).Ils visitèrent toutes les mosquée et tous les sanctuaires dont Badr
Samedi 28 Avril : Visite de la mosquée construite par Mohamed (PSL) (la mosquée de Khoubaa)
Nuit du 11 Mai, Du jeudi au vendredi, Serigne Falilou la passa à l'intérieur de la mosquée du prophète (PSL) entre le mausolée et la chaire de prêche où il récita le Coran en entier, de la sourate Bakhara (sourate la vache) à la sourate Nassi (la sourate des hommes). Serigne Falilou Mbacké offrit la grâce et les récompenses de ces dévotions à la mémoire de son père Cheikh Ahmdou Bamba.
19 Mai 1928, ce fut l'entrée à la grande mosquée de la Kaaba, par la porte dénommée Babou Salam etle 21 Mai Serigne Falilou écrit qu'il entra à l'intérieur même de la Kaaba où il pria 8 rakkas, soit 2 rakkas dans chaque quibla. Le marabout prit également les mesures de la longueur et de la largeur de kaaba. 
 
La délégation devraient revenir au pays le 28 Juin 1928 à bord du "Touarez". C'est ce voyage aux lieux saints de l'Islam que Serigne Falilou Mbacké a accompli et décrit dans ses moindres détails. La grâce attendue ainsi que toutes les récompenses divines convoitées. El Hadji Falilou a formulé le dessein de les offrir à la mémoire de son père Cheikh Ahmadou Bamba.
Il s'est produit beaucoup de kiramas (miracles). Ce voyage à la Mecque est une oeuvre que Serigne Touba n'avait pu faire durant sa riche vie terrestre à cause de la réticence farouche de ses détracteurs à ce projet.( Nous y reviendrons).
 
A propos des interventions miraculeuses de El Hadji Falilou, beaucoup de faits mémorables peuvent être mentionnés comme la retrouvaille naguère prédite avec Serigne Mbacké Bousso à Makhama Ibrahima. Serigne Mbacké Bousso retrouvera tous les détails que lui avaient annoncés Serigne Touba dans sa réincarnation en Serigne Falilou . Il n'en fut point étonné parceque le fils prédestiné lui avoua : " C'est moi qui te l'avais dit, et c'est moi qui l'ai fait" avait confié le neveu à son oncle entre deux vers sublimes adréssés au Meilleur des Hommes.
EXTRAITS DU CAHIER DE ROUTE
Le Mercredi 7 Mars 1928 : Aujourd'hui 7 mars 1928 du calendrier romain 14 du mois de Ramadan 1346 de l'hégire. Il est 10 heures et demi. Je prends la résolution de partir rendre visite au vénérable prophète Mohammed (PSL)Nous embarquons à bord du bateau "AMASTY". Que Dieu nous aide à réaliser ce projet
 
Mardi 13 Mars : Arrivée à Casablanca, Maroc. Quelle ville attachante. Ici s'élève la belle et grande mosquée contruite par Moulay Hassan en 1315 du Calendrier musulman, nous avons saisi cette occasion pour "réciter" ou prier deux Rakas à la mémoire du Cheikh Al Khadim.
 
Samedi 24 Mars : Nous avons assisté à la prière de l'Aïd El Sékhir entre Marseille et Alexandrie derrière l'Imam Cheikh Mbacké Bousso. Escale à l'Alexandrie où se trouve le tombeau du Prophète Daniel. Que nous avons vsisite ainsi que le sage Loukhman, du grand poête Mohammed El Bousri et Abdou El Abbas Al Masri. Paix à leurs âmes.
Mardi 3 Avril : Avec l'aide de Dieu, nous avons pris le train pour le Caire (en Egypte) sur notre chemin, nous avons eu le privilège de nous rendre sur le tombeau du vénérable Ahmed Al Bakari
 
Mercredi 4 Avril : Nous avons visité au Caire, la célèbre Université Al Azhar, ma vie durant je n'ai vu oeuvre aussi grandiose. Nous avons le même jour visité le tombeau du grand compagnon du Prophète Omar Ibn El As.
Vendredi 6 Avril : Visite au caire du tombeau de Sidi Khalil de sokhna Rokhaya, la soeur de Seydina Hassan. Nous avons assisté à la prière du vendredi dans le mausolé de Seydina Hussein.
 
Lundi 15 Avril : Arrivée à Médine (La lumière), nous avons visité la ville ainsi que le mausolé du Prophète Muhammed(PSL) et ceux de ses compagnons et disciples, les khalifes Aboubacar A Sidikhe et Omar.
Mercredi 18 Avril : Nous avons visité les cimetières de Médine et les tombeaux du khalife Ousmane, d'Ibrahima , d'Abbas oncle de Mohammed, de Fatimatou sa fille et de Abdoulah son père. 
 
Samedi 28 Avril : Visite de la mosquée construitre par le Prophète (PSL) 'Mosquée de Khouba"
Lundi 21 Mai : Arrivée à la Mecque, j'ai eu le privilège de pénétrer dans la Kaaba où j'ai prié huit (8) rakkas. El Hadji Fallou en compagnie d'une délégation comprenant Cheikh Anta Mbacké, Serigne Mbacké Bousso, Serigne Moulaye Bousso, Mayoro Fall, Ibrahima Dia, Serigne Tako Mbacké, lors de leur séjour à Marseille en France ont été accrochés par la presse française.
Cheikh Anta Mbacke a accordé une interview au journal le Petit Marseillais dans sa parution N°20 du 27 Mars 1928.
SERVIR DIEU PAR LES HOMMES
Le marabout ignorant le mal, il a servi Dieu en servant les hommes et son pays. Homme doué d'un remarquable sens de l'organisation, il alliait méthode et rigueur mais aussi discernement. Sa vie et son oeuvre gagneraient à être mieux vulgarisées pour faire bénéficier aux nouvelles générations de cette haute référence pour notre pays et au delà de nos limites géographiques,à tous les musulmans du monde pour lesquels il avait nourri un destin de liberté, de dignité et de prospérité, dans la fidélité aux enseignements du Meilleur des prophètes Seydouna Mohamed (PSL).
Nous lui rendons hommage aussi pour la haute et noble mission qu'il a remplie en marquant son époque d'une empreinte indélébile, par sa sagesse, son attachement sans faille aux valeurs négro-africaines judicieusement intégrées à l'islam dont il avait capitalisé son essence. Combattant infatigable de la foi, homme aux vertus unanimement reconnues et aux talents de communicateur, il a hissé la solidarité islamique sur le podium des plus hautes fraternités inter-islamiques.
El Hadji Falilou Mbacké n'aidait les pouvoirs temporels et spirituels que pour la bonne conduite des hommes et la stabilité du pays.
C'est au soir de cette année 1968 que cette prestigieuse figure de l'islam devait s'éteindre, ce 6 Août à Touba qui vécut ce jour comme un choc tellurique. Il fut enterré dans l'enceinte de la grande mosquée dont l'édification fut le seul but de sa vie, à une petite distance qui le positionnait à l'Est de son vénéré père et guide.
Tous les chefs religieux du pays étaient confondus par leur attachement à celui qu'ils ont élu en exemple.Le regretté El Hadji Abdou Aziz Sy, khalife Général des Tidianes d'alors avait entre autres intervenants prononcé à cette occasion un sermon inoubliable devant l'assistance des milliers de fidèles venus lui rendre un dernier hommage. Il avait mit l'accent sur tant de mérites d'El Hadji Falilou Mbacké et sur son oeuvre d'unification de tous les musulmans par delà la divergence des doctrines.
Depuis lors, chaque jour qui passe révèle de nouveaux témoignages sur les qualités de l'homme qui constituent les motivations de l'engouement populaire chaque année renouvelé à l'occasion de son magal (27 Rajab).
 
 
TOUBA : DU MAGAL À L'URBANISATION
Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké devait quitter ce bas monde le 13 Juillet 1945 à Touba où il fut inhumé dans la grande mosquée. El Hadji Falilou Mbacké prit auusitôt en main la destinée du mouridisme. Dès lors, le magal devait changer de repèrage historique en commémorant désormais le départ d'exil du fondateur (18 safar 1313 de l'Hégire).
El Hadji Falilou Mbacké fut ainsi le premier à convier les fidèles à célébrer le magal par un rassemblement communautaire à Touba. Auparavant, chacun pouvait célébrer cette date chez lui, à sa guise. En digne successeur de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké qui sut engager les défis titanesques légués par Khadimou Rassoul, Serigne Falilou Mbacké marqua son khilafa par des reformes décisives. Le village de Touba qui allait naguère devenir une aussi grande ville passa parmi ces priorités. Il revint à Serigne Cheikh Mbacké Gaïdé Fatma fils aîné de Serigne Mouhamedou Moustapha de lotisser les lieux par rapport aux perspectives qui nous valent aujourd'hui l'urbanisation exemplaire de la ville sainte.
Toujours en privilégiant une organisation rigoureuse et en mobilisant la communauté mouride, Serigne Falilou Mbacké s'attaqua à l'approvisionnement en eau par la construction de canalisations L'électrification fit également son entrée pendant que des infrastructures sociales firent leur apparition tel le marché. Devait ensuite suivre par l'aménagement de routes 'indispensables au désenclavement de la ville située dans une zone excentrée du Sénégal profond et dont Serigne Mouhammedou Moustapha Mbacké avait jeté les bases par la réalisation du chemin de fer reliant Diourbel à Touba. Mais restait en suspens la solution au principal problème laissé par Serigne Touba: la finalisation de la grande mosquée.
 
 
L'HISTOIRE SE RÉPÈTE
Travaux d'agrandissement et d'embellissement de la grande mosquée de Touba.
Le bras de fer opposant Serigne Moustapha Saliou Mbacké au Consortium d'Entreprises vient de connaître son dénouement par la dénonciation du contrat qui liait le maître d'ouvrage délégué à la société. Cette affaire, à y regarder de plus prés, semble faire bégayer l'Histoire du mouridisme qui a connu au début du siècle des circonstances analogues dans l'exécution des travaux de la grande mosquée.
En effet, à cette époque, un certain Taillerie administrateur français en poste à Diourbel avait été sollicité par Serigne Touba lui-même pour engager le chantier dés 1925. Les démarches et autres procédures furent d'abord imposées en dilatoire au marabout qui venait d'achever la construction de la mosquée de Diourbel.
Après la disparition du Cheikh en 1927, le français retourna la veste et redevint l'homme de main de la puissance coloniale par qui on multipliait les stratagèmes pour disloquer la confrérie. Non Seulement Taillerie dilapida les fonds dont une grande partie est détournée, mais il déformait les orientations des plans de construction indiqués par Serigne Mouhamedou Moustapha Mbacké. Du dosage des matériaux à la définition de la conception architecturale, tout était progressivement chamboulé pour rendre l'ouvrage techniquement irréalisable, vu que les fonds étaient entièrement dégagés.
Après les réclamations de la famille de Serigne Touba, Taillerie poussa le différend en un véritable contentieux dés lors que les mourides aient eu à rompre le contrat qui le liait à eux. En guise de cerise sur le gâteau, il réclama pour cette rupture de contrat la somme faramineuse de plusieurs dizaine de millions de francs. En bénéficiant de la couverture des autorités coloniales, Taillerie eut gain de cause suite à un arrangement à l'amiable et empochait une petite fortune avant de retourner dans son pays, laissant un chantier bloqué.
Sans peut-être suivre les mêmes dédales avec le même aboutissement, l'histoire se répète avec le petit fils de Serigne Touba et Homonyme de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké. Connu pour sa grande érudition tant spirituelle que scientifique, Serigne Moustapha Saliou avait déjà la large réputation d'un homme perspicace et rigoureux dans sa parole comme dans ses engagements. Avec patience et discernement, il a suivi l'exécution du cahier de charge par le Cde avant de mettre un terme à ce contrat sensé à la longue abuser la confiance de la communauté mouride.
Un feuilleton sur lequel nous reviendrons dans votre magazine pour apporter les éclairages nécessaires. Mais d'ores et déjà , connaissant parfaitement les fondements moraux de Serigne Moustapha Saliou et sa qualité de lieutenant vigilant de Serigne Saliou Mbacké, nous savons qu'il détient dans cette affaire tous les éléments qui justifient sa reaction énergique vis à vis de cette entreprise.
Comme il y'a un peu plus d'un demi siècle, ce nouveau contentieux ne constituera pas un frein à l'évolution du chantier. Tout au contraire, c'est la communauté mouride qui s'en sortira victorieuse et renforcée. Et la mosquée plus grande et plus belle que jamais.
 
 
GRANDE MOSQUÉE 
La reprise des travaux
Il faut bien reconnaître que si l'amorce du chantier effectuée par son frère aîné avait suivi les directives du plan original dans ses dimensions principales, d'après les techniciens celui-ci comportait de nombreuses lacunes imputables à l'administrateur français Taillerie qui avait assuré le démarrage du chantier. Pour l'exercice du culte comme pour d'autres espaces, il manquait une cohésion architecturale dans la conception des divers ouvrages et bon nombre d'erreurs techniques avaient rendus la construction irréalisable.
A la reprise des travaux en Mai 1947, El Hadji Falilou Mbacké choisit un autre architecte : M SCOTENA, architecte français installé à Dakar, et lui confia le soin de mettre au point son programme et d'assumer la direction des travaux. Le projet prit alors sa forme définitive et la construction se poursuivit sans interruption jusqu'en Juin 1963.
El Hadji Falilou Mbacké et sa nouvelle équipe choisirent l'entreprise Pierre Auger de Dakar au terme d'une nouvelle procédure d'appel d'offres pour les travaux de gros oeuvres ainsi que ceux de carrelage et d'étanchéité. Une construction très particulière, symbole de la foi des mourides qui avaient la volonté de participer à la construction de leur mosquée. Selon le cahier de charge, tous les travaux de manutentions et les prestations de services seraient fournis par la collectivité mouride; et les ouvriers spécialisés appartenant à l'entreprise seraient choisis de préférence parmi les mourides. Le sable, les pierres et l'eau furent de même fournis par les mourides. le béton armé et autres enduits furent mélangés à la main.Tout comme les minarêts Nord et Sud qui s'élèvent à 42 mètres et qui ont été construits sans aucun moyen mécanique.
Les mourides tinrent à ces dispositions particulières pour exprimer leur foi dans l'oeuvre qu'ils acccomplissaient. Tout celà suite à la surmotivation de Serigne Fallou dont la prière permettaient à chacun de réaliser ses voeux.
Dieureudieuf Serigne Fallou
 
L'INAUGURATION
Gloire à Cheikh Ahmadou Bamba qui l'a décidée et ordonnée Gloire à Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké qui l'a commencée Gloire à El Hadji Falilou Mbacké qui l'a terminée et inaugurée
Gloire à la sainte famille de Khadimou Rassol et mérite à l'ensemble de la secte mouride. Votre sacrifice n'a pas été vain.
El Hadji Falilou Mbacké a la gloire d'inscrire à son palmarés e sipirituel l'inauguration de cette mosquée par la cérémonie de la première prière pour l'avoir continuée et d'avoir entièrement terminée avec autant de somme de courage et de sacrifices.
Elle fut inaugurée le vendredi 07 Juin 1963 par la marabout et les dignitaires religieux du pays, en présence du Président Senghor et les membres de son gouvernement. L'inauguration du sanctuaire mouride a attiré plus de 70 000 personnes. La mosquée a nécessité 1 800 000 heures de travail, selon les estimations, 4 800 tonnes de pierre, de sable et d'acier. Les calculs et les dessins ont été exécutés par les ingénieurs de l'entreprise Pierre Auger, avec l'aide et le contrôle technique du bureau Sécuritas de Dakar et une vérification complèmentaire du siège central du même bureau à Paris .
Le grand minaret de la grande mosquée Lamp Fall mesure 86,80 m avec un escalier de 500 marches.
Après 32 ans de travaux, la contruction du plus grand monument religieux de l'Afrique et l'un des plus grands du monde musulman fut achevée avec les premières années d'indépendance de notre pays. Elle est le symbole du travail rédempteur, du labeur inlassable de l'effort agréé, de la perséverance et de la tenacité mourides.
Cette mosquée, selon El Hadji Falilou Mbacké, " Je l'ai réalisée avec l'effort opiniâtre des mourides, l'aide du gouvernement et la fidèle collaboration de mon architecte Monsieur Gaston Scatena. J'associe à cet homme, l'entrepreneur Mr Pierre Auger qui a fidèlement exécuté les plans commandés, Mr Zanardo, le dernier et vaillant chef de chantier ainsi que ses prédécesseurs. Nous saluons aussi la mémoire de tous les martyrs, braves fidèles tombés aux champs d'honneur du mouridisme."
Serigne Touba avait déjà prédit ces moments dans son poême intitulé : "Matlabou fowseynié". Alors qu'il venait pratiquement de s'installer sur la terre bénie de Touba.
L'islam s'enorgueillit de cette historique solennité religieuse musulmane qui est la consécration de la finition de cette oeuvre musulmane, majestueuse réalisation de la vision béatifique de Serigne Touba et à l'édification de laquelle chaque mouride y a apporté sa part de contribution personnelle. L'islam en entier est fier de ce somptueux sanctuaire.
 
 
MIRACLES AU QUOTIDIEN
A la naissance, le père comblé de joie disait : "Si l'enfant de la sainte Sokhna Awa Bousso était né dans une autre maison, il irait se constituer en mon disciple dans celle-ci".
Cheikh Ibrahima Fall avait lui interpelé le nouveau né en ces termes : "Hé ! enfant ne n'oublie pas ?"
Vers les années 1917, la sécheresse était omniprésente à travers le pays. Et sur le Ndiguël de son frère aîné Mouhamadou Moustapha Mbacké, Serigne Falilou rendit visite à son père à Diourbel pour lui exposer la situation devenue très inquiétante.
Cheikh Ahmadou Bamba lui répondit : "Fallou voici l'ange Michaël, c'est lui qui détient le pouvoir sur la pluie, je vous le recommande". Depuis cette date, quand Serigne Fallou veut de l'eau, il dit " pleut " et c'est chose faite.
Concernant la demande de Cheikh Ibra Fall , Serigne Fallou lui répondit soixante (60) ans plus tard lorsqu'il baptisa le plus grand minaret de la grande mosquée (Lampe Fall).
Un jour, le marabout donna des conseils à un cheval qui refusait de travailler pour Serigne Touba, El Hadji Falilou Mbacké lui disait : " Tu n'es pas honnête, il faudra être sérieux, chaque matin, on te lave, tu prends ton petit déjeuner. Pourquoi tu refuses de travailler pour Cheikh Ahmadou Bamba?". Et le cheval commença à pleurer. Depuis ce jour-là, l'animal est devenu le plus docile de l'enclos.
Lors d'un Magal, un éleveur est venu lui dire que la vache qu'il devait amener à Touba, refuse de le suivre. El Hadji Falilou Mbacké lui dira : "Va dire à l'animal que je veux le voir et tout de suite".
Le message transmis, la vache accourut en toute haleine vers Touba.
 
 
GRAND TÉMOIN DE SON ÉPOQUE
Son amitié avec le Président Senghor remontait aux moments fatidiques de 1945 et le pacte politique qu'il avait signé a été respecté des deux côtés et que le Sénégal a recouvré son indépendance.
Vingt années d'une inaltérable collaboration étroite, de communion d'idées, d'épreuves de toutes sortes endurées en commun, alliées à la profonde connaissance que nous avons de l'homme de sa probité et de son honnêteté, de sa droiture, de son patriotisme et de son désintéressement, nous autorisent à lui accorder notre confiance totale et notre soutien sans réserve " avait dit Cheikh Falilou Mbacké à l'adresse du Président SENGHOR.
Cette amitié le khalife général des mourides la nourrissait avec d'autres croyants non musulmans. A la suite de l'attentat manqué contre le Général De Gaulle, El Hadji Falilou Mbacké a adressé, le dimanche 10 Sept 1961 au chef de l'Etat français, le télégramme suivant : " J'ai appris avec émotion et indignation la nouvelle de l'attentat perpétué contre votre illustre personne et je suis heureux de savoir que vous en êtes sorti indemne. Dieu soit loué. J'aurais été surpris si le contraire s'était produit car aucune force ne pourra empêcher la marche en avant d'un homme aussi loyal que vous et qui a permis à nos peuples d'accéder à l'indépendance. Nos prières vous accompagnent ". 
Félicitations du Khalife général des mourides à M. Gabriel d'Arboussier.
A l'occasion de la nomination de Mr D'Arboussier, comme Directeur de l'Institut pour l'Information et la recherche à l'ONU. El Hadji Falilou Mbacké lui a adressé une lettre de félicitations.
Touba, le 18 Avril 1965 : Excellence et cher ami, je me réjouis pleinement de votre nouvelle promotion hautement méritée. Elle est à coup sûr le couronnement de votre longue carrière administrative, politique et diplomatique.Nous sommes fiers d'avoir un homme tel que vous, né sur cette terre d'Afrique, nourri de la culture française et européenne, comme vous aimez souvent le rappeler avec fierté, car vous ne reniez pas votre race. Nous remercions Dieu de vous avoir mis à la place qu'il vous fallait, votre expérience au sein des assemblées parlementaires et conférences internationales vous permettra de remplir dignement vos nouvelles fonctions. Tout le plaisir revient à vos amis, comme moi, c'est pourquoi, j'en cède une part à votre oncle El Seydou Nourou Tall. Vous pouvez toujours compter sur mes prières. Dieu vous guide et éclairera votre chemin".
Cornet Gentil disait le 13 Juillet 1955 : "Après le voyage rapide que j'ai effectué à Touba, je tiens à vous exprimer, El Hadji Falilou Mbacké l'extrême intérêt que j'ai pris à la visite que je vous rendais en réponse à celle que vous m'avez faite. Je vous demande de croire combien j'ai été vivement intéressé par l'ordonnance de toute la cité de Touba et apprécié l'effort accompli, sous votre égide, dans le domaine du travail agricole par vos fidèle talibés qui associent avec fruit les vertus du travail à celles de la religion. J'ai également éprouvé le plus grand intérêt aux contacts pris avec les membres présents de votre famille et des votre entourage.
Des principes au service de la ummah
El Hadji Falilou Mbacké a été sa vie durant le guide éclairé des musulmans. Ses relations avec les chefs religieux était très cordiale. Il recevait à longueur de journée des musulmans (es) venus(es) de partout solliciter ses offices.
Des chefs religieux lui rendaient des visite de courtoisie. El Hadji Falilou Mbacké en plus d'une large hospitalité, leur offrant au retour une copie d'un exemplaire du Coran qu'il avait rédigé lui-même. Il n'hésitait pas non plus à rendre visites aux mêmes hôtes chez eux , pour discuter des problèmes du pays et rechercher ensemble les solutions des problèmes de l'heure.
A l'intention des talibés mourides, il tenait en général ces propos :
Essayons de marcher droit dans le sillon que Cheikh Ahmadou Bamba a tracé pour nous. Dans cette voie ,je vous conseille en outre, de craindre Dieu, le Tout puissant, de respecter scrupuleusement les traditions de notre illustre prophète et d'harmoniser les rapports qui existent entre vous. Aidez-vous mutuellement et fuyez l'hérésie qui ne peut engendrer que le mal."
Son credo : Ordre, Travail, Discipline librement consentie
“Chers mourides : L'ordre est la première nécessité de toute société qui veut vivre organisée et développée. Sans ordre, on ne peut rien bâtir de durable. Sans ordre et organisation, toute oeuvre humaine n'est qu'un château de sable. C'est l' immuable loi de l'humanité, qui est la condition première de toute existence ici-bas.
Les hommes ne sont supérieurs les uns aux autres ni par leur naissance ni par leur prétention mais uniquement par la somme d'efforts qu'ils sont capables de fournir, par le volume et l'ampleur de leur labeur. ne serait-ce que pour mieux vivre sur terre, l'homme doit travailler pour s'intégrer dans la société et donner à celle-ci sa contribution en tant que membre actif, car aucune société ne peut subsister sans le travail de ses membres.
Travailler, c'est déjà échapper à oisiveté; travailler, c'est gagner le paradis, c'est le chemin qui peut mener à Dieu...”
Reste la discipline : “Il est inutile de souligner le rôle de la discipline dans toute organisation. Mais la discipline étant une contrainte morale, la meilleure discipline est celle qu'on s'impose (disait-il aux talibés) à soit même, volontairement ou spontanément.
Le marabout recommandait aussi aux talibés l'amour du prochain, l'esprit d'entraide, l'honnêteté et la fraternité entre tous les hommes. 
Le respect des institutions en place et les règlements en vigueur. Nous vous convions à les appliquer soigneusement.
Quand un musulman(e) avait u problème ou un talibé, El Hadji Falilou Mbacké y mettait tout son poids pour l'assister, l'aider et il protégeait indifféremment tous ceux qui étaient amenés à solliciter ses bons offices.
Voilà qui explique pourquoi sa disparition fut ressentie aussi vivement, non seulement chez les mourides, mais par toutes les couches sociales de la nation.
El Hadji Falilou Mbacké, Sa Dian Wath Na
 
Témoignage de son fils aîné, Serigne Mohammadou Moustapha Fallilou Mbacké 
“Le mouridisme de Cheikh Ahmadou Bamba perpétué par son fils, El Hadji Falilou Mbacké".
Plus connu sous l'appellation de Serigne Fallou, selon certains, il porterait le nom d'un grand Cheikh maure de la Tarikha "Khadre", originaire de la Mauritanie.
La vérité est que quand Serigne Touba donnait des prénoms à ses enfants, il n'a jamais eu d'autres sources d'inspirations que les noms du prophète Saydouna Mohamed (psl) (Mouhamadou Moustapha, Mouhamadou Lamine Barra, Mouhamadou Bachir etc...).
El Hadji Falilou Mbacké que j'ai cotoyé de près reste aussi dans la mémoire collective, le fidèle talibé de son père, le guide tolérant et généreux, le travailleur acharné .
El Hadji Falilou Mbacké avait compris que l'homme avait été conçu à l'image du tout puissant.
Ignorant le mal, il aidait tous ceux qui venaient solliciter son aide. Il a servi Dieu en servant les hommes et son pays. El Hadji Falilou Mbacké était d'une piété et d'une simplicité exemplaire.
Il incarnait toutes les qualités attachées au nom de son vénéré père Cheikh Ahamadou Bamba. Il était comme son père, un défenseur de la dignité humaine. Au service de Dieu et de sa race. Cet homme de foi et de sagesse, doublée d'homme de courage et d'ardeur au travail initia plusieurs daaras entre 1913 et 1964. Combattant sénégalais contre le racisme, il était un grand visionnaire, d'une magnanimité incommensurable. El Hadji Falilou Mbacké était d'une sainteté à la mesure des épreuves subies durant son khilafa.
De retour d'un voyage, il me demanda : "Serigne Modou, en allant dans un village qu'est-ce que tu dis ?". "Je demande aux gens du village, où se trouvait un talibé de Serigne falilou Mbacké, et quand ils me répondaient, qu'il n'y a avait pas dans ce village, je continuais mon chemin."
"Moustapha qui t'a dit que j'ai des talibés ?" "A l'avenir, il faudra demander un talibé de Serigne Touba, c'est lui seul qui a des talibés".
Ce sage parmi les sages aidait les nécessiteux, parents, amis, talibés, etc.
Très attaché aux préceptes de l'islam, il vouait plus qu'un culte au Coran. El Hadji Falilou Mbacké disait : "Le travail libère l'homme" Sa devise était : "Ordre, Travail, Discipline librement consentie".
Ami fidèle du Président Senghor depuis 1945, il lui avait apporté son soutien par des prières. Il lui dira aussi : "Tu resteras au pourvoir de l'Etat selon ta volonté et ton remplaçant fera de même". Les paroles de Cheikh Falilou Mbacké sont sacrées.
Après vingt trois ans de riches Khilafa et après avoir réussi à achever la construction de la grande mosquée, il disparut le 06 Août 1968.
El Hadji Falilou Mbacké Diarama
El Hadji Mouhamadou Moustapha Mbacké Falilou
Fils aîné et Khalife de Serigne Falilou Mbacké
Ses liens avec la famille de Serigne TOuba
El Hadji Falilou Mbacké s'est toujours montré disponible et utile avec tous les descendants de son père. Ils lui vouaient une grande estime. Ses frères et soeurs l'adulaient tant il leur rendait service et servait leur manifester l'affectation qu'il nourrissait pour tous. La preuve fut la défunte Sokhna Maïmouna Mbacké et son fameux "Laylatoul Khadri".
C'est en effet en 1952, qu'elle offrit à son frère aîné, alors khalife général des mourides, El Hadji Falilou Mbacké deux poulets dans ce sens. Très touché par le geste de sa sainte soeur, Serigne Falilou pria avec ferveur en lui disant : " S'il plait à Dieu et par la grâce du prophète Mohamed (PSL) et la baraka de ton père, cette action se développera de telle sorte que tu verras toutes les prévisions dépassées". Il est indéniable que Dieu a exaucé cette prière de El Hadji Falilou Mbacké. Sokhna Maï a toujours loué l'aide subtantielle que lui apporte chaque année le khalife général des mourides ceci depuis Serigne Falilou Mbacké qui pratiquement prend tout en charge. Serigne Falilou Mbacké avait le souhait de donner à tous les fils de Serigne Touba un homonyme dans sa famille. De ses homonymes, il n'a jamais pu donné un nom à Serigne Bassirou Mbacké.
Mais il disait toujours : "Que tôt ou tard le bon Dieu lui donnera ce garçon".
Un jour , il amena un de ses neveux, le nommé Makhtar marima Kounta auprès de son frère Bassirou en lui disant : "garde-le si j'aurais un Bassirou, je viendrais le reprendre". Quelle preuve de fidélité pour consolider les liens familiaux entre ses frères et soeurs.
El Hadji Falilou Mbacké a toujours manifesté une bienveillante sollicitude à l'égard de ses frères et talibés : ses conseils et prières n'ont jamais manqué. Ceux qui ont eu le privilège de l'aborder et de s'entretenir avec lui sont unanimes à reconnaître en lui le guide éclairé et le bon père de cette grande famille.
El Hadji Mouhamdoul Amine Dit Bara Petit frère de El Hadji Moustapha Fallilou Mbacké.Il est toujours derrière son grand frère
 
LES GRANDES DATES
1886 : Naissance à Darou-Salam, fils de serigne Touba et de Sokhna Awa Bousso (27èm jour de rajab - Ascension du Prophète Mohamed (PSL)
1895 : El Hadji Falilou Mbacké, âgé de 9 ans assiste de Mbacké Bârry au départ de Cheikh Ahmadou Bamba qui sera ensuite déporté vers le Gabon.
1902 : Fin de ses études coraniques sous la houlette de Mame Thierno Birahim Mbacké
1903 : Il rejoint son père en Mauritanie (Soued El Mah
1903 : Date de sa soumission (Djébeulou)
7 Mai 1907 : Retour au pays avec Serigne Touba installé à Thièyène
1913 : Il remettait 28 copies manuscrites du Saint-Coran à son père
1925 : El Hadji Falilou Mbacké découvrit la carrière de Ndock
1927 : Disparition de son père le 19 juillet à Diourbel .
1928 : Pose la première pierre de la grande mosquée de Touba
1928 : Pélerinage à la Mecque
1933 : Il baptisa le village de Taïf sous le Ndiguël de son frère Mouhamedou Moustapha
1945 : Il lia amitié avec le Président Senghor
1945 :Il devient le 2ème Khalife Général des Mourides
1945 : Fin de la seconde guerre mondiale
Mai 1947 : El Hadji Falilou Mbacké redemarre les travaux de la grande mosquée
1947 (Juin) : le grand Magal de Touba changea de date et de repérage historique
1er Sept 1961 : Journée de l'arbre à Touba (reboissement) sur son khilafa
10 Sept 1961 : Télégramme adressé au général De Gaulle
22 Déc 1962 : Télégramme du Président Senghor au Khalifa Falilou Mbacké
1963 : Fin des Travaux de la grande mosquée , Le plus haut minaret est baptisé Lamp Fall .
7 juin 1963 : Inauguration de la grande mosquée et première prière du vendredi
18 Sept 1963 : Visite de El Hadji Ibrahima Niasse Khalife de Medina Niassène auprès de El Hadji Falilou Mbacké.
19 Sept 1963 : Les pionniers du Sénégal en visite à Touba
8 Novembre 1963 : Visite du Premier Ministre du Nigéria, Ahmadou Bello à Touba
18 Avril 1965 : Lettre de félicitation du Khalife Général adressé à Gabriel d'Arboussier
24 Mai 1965 : Inauguration du marché de Mbacké en présence du khalife
31 Déc 1966 : les Voeux du nouvel an adressé par le khalife général au Président Senghor
Mai 1968 : Message du Khalife Général des mourides aux disciples de Cheikh Ahmadou Bamba (Lors de la grève générale durant la même année)
06 Août 1968 : Dans la nuit, El Hadji Falilou Mbacké s'éteint à Touba
 
 
UNE FONDATION POUR LA POSTÉRITÉ
FONDATION CULTURELLE CHEIKH MOUHAMADOU FALILOU MBACKE "FCCMF"
Au nom d'Allah, le très miséricordieux par désir, de servir exclusivement la religion musulmane, de mettre en pratique les enseignements de l'islam et par devoir de conscientiser les musulmans afin de les pousser à s'accorder, davantage à leur noble foi, la fondation culturelle Cheikh Mouhamadou Falilou Mbacké a été créée le 1er jour du mois de Ramadan 1408 hégire correspondant au 18 Avril 1988 à Touba.
Au niveau des structures, la fondation est solidement conçue avec un Conseil d'Administration présidé par El Hadji Mouhamadou Moustapha Falilou, et pour Vice-Président El Hadji Bara Mbacké Falilou. Elle compte parmi ses membres les fils de Serigne Falilou Mbacké.
La devise de la Fondation "Adorez votre seigneur, faites le bien afin de mériter sa félicitation"
Les Objectifs de la Fondation sont :
1°) La création d'écoles et d'instituts dans le but de faire mémoriser le saint-Coran et d'étudier les sciences islamiques
2°) L'organisation de manifestations culturelles
3°) La revivification du principe de solidarité sociale
4°) L'édition et la publication de revues et journaux culturels et littéraires
Le siège provisoire de la fondation est fixé à Keur Serigne Falilou Mbacké à Touba. Toutefois, il existe un grand projet de construction d'un siège permanent pour la fondation aux environs de Ndindy. Ce sera sous forme d'un complexe comprenant : des salles de cours, une cité pour les étudiants, un restaurant, une mosquée etc.
Le coût de ces infrastructures est estimé à environ 200 000 000 cfa et sera pris en charge par son éminence Cheikh Mouhamadou Moustapha Falilou Mbacké.
 
L'EVENEMENT : LE RAMADAN OU KOOR 
" Ô Croyants ! On vous a prescrit le jeûne tel qu'il l'a été pour ceux qui vous ont précédé. Ainsi atteindriez-vous la piété".
C'est là le décret divin instituant le jeûne du mois de ramadan. Au verset 183 de la sourate 2 (Al Bakhara du Saint Coran) .
Pour vivre le Ramadan correctement
Le mois béni de ramadan est un moment d'accomplissement et tout musulman doit en être fier et en respecter scruppuleusement les régles, aussi bien dans la pratique interne qu'externe, avec humilité, sagesse de satisfaction et de réalisation dans l'adoration du Seigneur.
Le mois de Ramadan est, avec celui du Gamou (la naissance du prophète) sont les meilleurs des mois de l'année. Ce sont des mois pedant lesquels Borom Touba était le plus ouvert à la communication, au contact humain. D'ailleurs ceux qui lui étaient assez familiers, l'approchaient d'avantage pendant ces mois pour lui rendre hommage et bénéficier de ses bienfaits.
Le Cheikh avait pour le mois de Ramadan, un respect et une admiration sans limite. Il en a fait l'apologie dans les Khassidas. Le concept "Chahru Ramadan" a été décortiqué et chaque lettre a fait l'objet d'un développement important le longt des vers. Borom Touba a même révelé que c'est le mois pendant lequel le Seigneur a exaucé la plupart de ses voeux.
Sa référence pour ce mois transparait à tous ces vers :
"Ya Khaïra Daïfin Atta Bil Bichri Wall Madadi Ahlan Wa Sahlan Wa Tarhiban Bila Adadi
"O toi l'hôte béni Apportant joie et sagesse Bienvenue (sans limites infiniment)
Chaque jour de ce mois béni au moment de rompre le jeûne, le Cheikh offrait lui même des repas à son entourage.
Quand le Cheikh glorifié le mois de Ramadan, il se réjouit du fait qu'il contient la nuit du Laïlatoul Qadri (Nuit du destin). En ce sens, il a composé dans un poème, une prière à dire cette nuit :
"Ya Rabbana Bi Fadli Hazal Yawmi Aslih Umûri Wa Umûra Kawmi"
"O Seigneur,dans les bienfaits de cette nuit, je vous demande le salut pour moi et pour mon peuple”.
Ce poème est la clef de la victoire pour tous ceux qui veulent tirer profit de ce mois. Cependant cette nuit n'est pas fixe. Cest pourquoi Borom Touba nous gratifié d'une méthode infaillible pour la déterminer. Que voici :
"Lakazun Niyatun Sahakun, Rayaz Khakadiun, Diukatun, Sa'akun,Mayiz"
Ces 2 vers indiquent les valeurs numériques succesives de cette nuit suivant les jours de la semaine, du Dimanche au Samedi. Ainsi si le mois est commence par l'un de ces jours on a :
Lakazun si la lune est apparue un Dimanche, la nuit du Laïlatoul Qadr doit être célébrer le 27
Niyatun si la lune est apparue un Lundi : la nuit du Laïlatoul Qadr doit être célébrer le 19
Sahakoum si la lune est apparue un Mardi : la nuit du Laïlatoul Qadr doit être célébrer le 25
Rayaz si la lune est apparue un Mercredi : la nuit du Laïlatoul Qadr doit être célébrer le 17
Khakadiun si la lune est apparue un Jeudi : la nuit du Laïlatoul Qadr doit être célébrer le 23
Diukatun si la lune est apparue un Vendredi : la nuit du Laïlatoul Qadr doit être célébrer le 29
Sa'akun si la lune est apparu un Samedi : la nuit du Laïlatoul Qadr doit être célébrer le 21
Mayiz : Faites l'effort de bine distinguer
Recommandations et prières
Pour pouvoir jeûner, il faut d'abord être musulman. Le jeûne consiste à renoncer, pendant un mois lunaire, à manger, boire, fumer, avoir des relations sexuelles et à s'adonner à tout ce qui est susceptible de rompre le jeûne. Ceci, de l'aube au coucher du soleil. Il faut également être en pleine possession de ses facultés mentales. Il faut être majeur. Le mineur se doit quand même de temps à temps jeûner pour l'apprendre. Il faut aussi être en état de sédentaire. S'il s'agit de la femme, elle ne doit pas avoir avec elle ni mentrues, ni lochies. Il faut formuler l'intention, une fois pour toutes pour tout le mois de ramadan dans la nuit qui précède le premier jour de ce mois. On peut aussi renouveler cette intention sans être obligé avant l'aube de chaque jour de jeun.
Sachez quand même que l'intention est un acte de coeur. Il suffit de l'avoir dans son for intérieur. Si l'on sait que le Saint Coran a été révélé au sceau des prophètes (PLS) pendant ce mois très sacré car Allah n'a-t-il pas dit au verset 185 de la sourate 2 : "Le mois de ramadan est celui pendant lequel le saint Coran a été révélé. Témoignage éclatant de vérité et de salut, en direction de l'homme. Quiconque verra la lune jeûnera tout le mois. Celui qui parmi vous sera malade ou, en voyage jeûnera un nombre de jours égal ... . Allah veut pour vous l'aise et ne vous veut point de gène. Achevez cette période puis glorifiez Allah. peut-être seriez-vous reconnaissant".
Recommandations
Le musulman qui jeûne doit "tenir sa langue " (notemment les femmes) et surveiller ses gestes pour rendre au ramadan les honneurs qu'Allah Soub Hanahou lui a rendus. Il se doit souvent de lire le saint Coran s'il le peut sinon avoir toujours en main son chapelet et dire : Astakhfiroullah (je demande à Allah de me pardonner); Soub hanallah (gloire à Allah), Al Hamdoulillah (louange à Allah). On doit aussi souvent faire de l'aumône et se vouer en permanence avec ardeur aux actes de dévotion.
Le ramadan étant spécialement voué au tout puissant. Il renferme la "nuit des décrets" dite "laylatoul Khadri" qui vaut 1 000 nuits et que la défunte Sokhna Maïmouna Mbacké célébrait depuis 1946. Serigne Touba a explicité en détail comment situer cette fameuse nuit (voir tableau).
Prières Le fidèle qui fait son carème jusqu'à la nuit appelée Leylatoul Khadry et qui prononce ce précieux récit suivant , tout ce qu'il demandera dans cette prière, le bon Dieu le lui accordera inchallah : 
 
KASU RAJAB : SIGNIFICATION ET PORTEE
Le terme Kazou est un mot composé de deux lettres " Kaaf 20 et Zaay 7). L'expression Kazou Rajab ne signifie donc rien d'autres que 27 du mois lunaire Rajab par la nuit du 26 au 27.
 
Cet événement eu comme lieu de départ la Mecque. Avant l'hégire, on trouve une sourate qui porte ce nom (voyage nocturne). Et puis de très nombreux versets coraniques réhaussent cet événement. C'est ainsi que la 17è sourate du Coran commence par "Gloire à celui qui fit voyager son Serviteur la nuit, de la sainte mosquée à la mosquée éloignée dont nous avons béni les alentours afin de lui montrer quelques uns de nos signes."
 
Dans la sourate 53, les Etoiles, on trouve le recit de l'ascension vers Allah. C'est durant cette ascension que les prières rituelles avaient été ordonnées aux croyants . De 50 prières, elles furent ramenées par la clemence divine à 5 prières quotidiennes.
El Hadji Mouhammed Fadel Mbacké est né à Darou Salam la nuit de kazu rajab de l'an 1306, un vendredi de l'année 1886 à Darou Salam ou "Cité de la paix". Il porte aussi le nom du prophète et fut le premier dans notre pays à promouvoir et à célébrer cette nuit stratégique dans le cours de l'histoire de l'islam. De son vivant, s chaque 26 du mois de Rajab, Serigne Fallou Mbacké venait passer la nuit à Darou Salam, chez Serigne Modou Mamoune Macké. En rentrant le lendemain 27, il passait aussi rendre visite à son frère Serigne Affé Niang.

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